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Christophe Orjas

Retiré des parquets depuis 2010, Christophe Orjas, demi-centre doué, a pris le large. Le très grand large à un moment où il aurait pu continuer sa carrière au TFHB. Pour faire un tour du monde et poser ses valises loin de l’Hexagone ! « Je suis parti de mon plein gré, » détaille-t-il. 

Retiré des parquets depuis 2010, Christophe Orjas, demi-centre doué, a pris le large. Le très grand large à un moment où il aurait pu continuer sa carrière au TFHB. Pour faire un tour du monde et poser ses valises loin de l’Hexagone ! « Je suis parti de mon plein gré, » détaille-t-il. « J’avais envie d’autre chose, découvrir d’autres pays. On a voyagé pendant un an, avec ma femme et mes enfants, et quand on est revenu en France, on s’est dit que ce n’était pas possible, qu’il nous fallait autre chose. On est donc parti s’installer au Costa Rica et on a ouvert un hôtel. Ça correspondait bien à ce que j’avais envie de faire : passer ma vie en short et torse nu avec des touristes (rires) ! » Et ce même si le hand n’est jamais loin puisque, par Internet et au téléphone avec d’anciens joueurs, l’historique joueur suit de près les résultats des Jaune et Noirs.

 

Normal, lui, enfant du 93, a quasiment tout connu avec le TFHB. Passé par Livry-Gargan et Villepinte, il revendique d’ailleurs cette appartenance : « Il y a une petite fierté d’avoir commencé et terminé ma carrière sportive ici. Il y a des belles choses qui se font ici, de belles pépites dans tous les sports. Il y a de bonnes valeurs et de bonnes formations. Et dans le hand, je peux vraiment dire que l’esprit tremblaysien est à part. Il a quelque chose de différent. »

 

Créatif et impliqué dans la vie de groupe, Christophe Orjas a laissé un souvenir impérissable derrière lui. Et ce n’est pas Yves Cukiermann, son premier coach au TFHB qui dira le contraire : « J’ai le souvenir d’un joueur talentueux, vraiment. Et qui aurait même pu aller encore plus haut. Car on sentait qu’il était tellement facile, qu’il comprenait les choses. Sur le plan sportif, il s’est donné les moyens de progresser, d’aller vers le niveau que demandait la D1. Dans la vie de groupe, il était vraiment impeccable aussi. »

 

Partenaire idéal, partagé parfois entre la nécessaire agressivité sur le terrain et un fond tellement humain, Christophe Orjas met lui aussi, en avant, l’aventure humaine vécue sur le parquet du Palais des Sports et de partout ailleurs : « On est parti de N1 et on est monté en D1 en 3 saisons et ça, à l’époque, c’était quelque chose d’exceptionnel. On a ensuite su se maintenir et faire grandir le club. J’ai été très heureux de participer à ça, d’évoluer au haut niveau. Surtout, on a été une très belle bande de potes. Si l’un de nous, à l’époque allait mal, les autres qui étaient à côté l’aidaient pour que ça aille mieux. Sur le terrain ou en dehors, ça a toujours été important pour moi que ça se passe bien. Je faisais souvent la liaison entre les mecs, les groupes. »

 

Ce que l’on appelle un pur joueur de club, au cœur énorme, qui aura porté très haut les couleurs du TFHB avec discrétion, talent et travail. Un exemple dont beaucoup de joueurs devraient s’inspirer.

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