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Cyril Arquevaux

Le temps passe et n’a pas de prise sur Cyril Arquevaux. Sémillant quand il a quitté le parquet du TFHB à l’été 2006, après la première saison des Jaune et Bleu dans l’élite, il a gardé le même sourire enjôleur et la même forme qu’à l’époque. Quelques rides se sont bien invitées sur le visage de l’ailier gauche, des tatouages se sont ajoutés à la collection, mais l’énergie dégagée est bien la même.

Normal, l’ex-Tremblaysien a gardé le handball chevillé au corps depuis. Alors qu’il avait 31 ans et dit au revoir au très haut niveau, il a ainsi continué de distiller ses coups de génie sur nombre de parquets, du département et d’ailleurs. Sa vie de joueur, entamée lorsqu’il avait 5 ans, est de celle qui semble ne jamais pouvoir s’arrêter.

 

Tout débute en effet à Livry-Gargan où la famille Arquevaux a des accroches solides. Le père de Cyril y a joué, tout comme son grand-père qui pratiquait même à 11 ! Le jeu à 7 dans le sang, le jeune garçon a donc été à bonne école. Et s’est vite fait remarquer. Main sûre de son club formateur, le jeune homme prend son indépendance vers sa majorité pour rejoindre Torcy.

 

Quelques années plus tard, Villepinte flaire le bon coup et s’offre les services de l’ailier gauche. Il y restera 4 ans. Puis signera au TFHB. Cyril Arquevaux : « J’ai passé 4 saisons à Tremblay et j’y ai mes plus beaux souvenirs sportifs. Et évidemment la double montée de N1 à D2 et de D2 à D1 à la suite, qui est quelque chose de très rare dans le sport de haut niveau. Ça a été incroyable pour nous. On a eu de très bons moments avec toute l’équipe. J’ai beaucoup de coéquipiers qui sont devenus des amis. On a aussi vécu des moments difficiles comme la disparition de Thierry Ngninteng. »

 

 

Combattant infatigable sur le parquet, le joueur a laissé un bon souvenir à son ancien coach Yves Cukierman : « C’était un joueur talentueux et fantasque, totalement imprévisible sur le terrain. Il était vraiment impossible à mettre dans une case. Sur le terrain, c’était un guerrier, généreux mais parfois impulsif aussi. Dans un match, il était capable d’enchaîner 5 buts de suite quand il était bien chaud. » Un apport précieux mis au service de la fabuleuse conquête des Jaune et Bleu de l’époque. « J’étais un joueur vicieux, teigneux, agressif avec moins de qualités physiques que les autres peut-être » enchaîne l’ailier. « Et un peu technique quand même, explosif, rapide avec beaucoup de volonté et un mental d’acier. » Qui ont ensuite fait le bonheur de pas mal de clubs. Villepinte en tête pour 4 saisons de plus en D2. Et les autres…

 

« La montée en D1, ça a été un rêve d’enfant. Quand on débute le hand, jouer au plus haut niveau est forcément un objectif. Ça a été le plus grand moment de ma carrière de joueur mais j’arrivais à 31 ans. J’avais une vie de famille déjà remplie avec une petite fille et puis professionnellement, j’étais obligé de travailler. J’ai fait le choix de ma carrière professionnelle en devenant policier. » Un ailier qui devient gardien… de la paix, l’épilogue est plutôt cocasse ! 

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