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Ibrahima Sall

Il y a des joueurs face auxquels on sait que l’on va passer 60’ plus difficiles que le reste du temps. Ibrahima Sall fait partie de ceux-là. Non pas que le longiligne arrière droit soit doté de mauvaises intentions, loin de là. Juste que l’engagement total lié au handball de haut niveau n’a pas de secret pour lui et qu’il s’en accommode très bien. De surcroit comme le gaillard est costaud, cela fait souvent un peu mal pour ses adversaires. 

Il y a des joueurs face auxquels on sait que l’on va passer 60’ plus difficiles que le reste du temps. Ibrahima Sall fait partie de ceux-là. Non pas que le longiligne arrière droit soit doté de mauvaises intentions, loin de là. Juste que l’engagement total lié au handball de haut niveau n’a pas de secret pour lui et qu’il s’en accommode très bien. De surcroit comme le gaillard est costaud, cela fait souvent un peu mal pour ses adversaires.

 

Attaquer sur lui, l’un des grands spécialistes de la défense n’a jamais été une sinécure. « Il avait des qualités de défense indéniables quand on a commencé à s’intéresser à lui alors qu’il évoluait à Saint-Ouen l’Aumône » se rappelle le technicien Yves Cukierman. « Surtout, il était habile de ses deux mains, ce qui est quand même assez rare. Il a effectué un très beau parcours professionnel. Il a fait des progrès très vite en arrivant chez nous et a ensuite beaucoup apporté à l’équipe. Il a été le cœur du TFHB pendant longtemps. »

 

Capable de rameuter, d’aller au combat dans toutes les situations, face à toutes les équipes, face aux « anonymes » comme aux stars, avec son légendaire bras gauche d’où la foudre pouvait partir à n’importe quel moment. « J’ai grandi avec le club » circonscrit l’international Sénégalais. « Dans mes souvenirs, je garde 3 moments importants : le premier match en D1 face à Chambéry, la finale de Coupe d’Europe face à Gummersbach et ma dernière face à Paris, à Beauvais. Ces moments ont été très forts pour moi ; j’ai participé à tout ça et j’en suis très heureux. Avec le temps, le TFHB s’est structuré, est devenu un club important. » Sur le parquet et en dehors, « Ibou » y a rayonné.

 

A l’initiative, aux côtés d’Ibrahima Diaw et Sébastien Mongin, de l’association Afrikan ID, qui vise à promouvoir le sport et spécialement le handball en Afrique, celui qui fut un valeureux capitaine s’est nourri de toutes les expériences possibles offertes par le sport de haut niveau : « Quand je suis arrivé au TFHB, je ne savais pas où je mettais les pieds à l’époque. Mais cela m’a permis de devenir sportif professionnel. Pendant toutes ces années, 13, j’ai appris beaucoup sur le plan personnel, je me suis accompli comme homme, cela compte beaucoup pour moi. »

 

 

Toujours affûté « je prends très soin de mon corps, c’est mon outil de travail », très joueur, Ibrahima Sall a su séduire les amateurs de handball à travers l’Hexagone depuis les débuts de la LNH. C’est ainsi qu’il a rejoint le club de Cesson lorsque son contrat est arrivé à terme en Seine-Saint-Denis. A l’âge où d’autres pantouflent déjà, « Ibou » n’a rien à envier aux plus jeunes : « Les prépas, c’est ce qui est le plus dur en fait, le reste ça passe si on garde l’envie de se dépasser. » Le plaisir du jeu, du partage et de la compétition, voilà ce qui a animé pendant toutes ces années Ibrahima Sall, un des très grands joueurs qui aura foulé le parquet du Palais des Sports. 

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