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Micke Brasseleur

Pas encore retraité, éclos depuis quelques temps seulement au plus haut niveau, mais Micke Brasseleur est déjà une légende du TFHB. Il y a des caractères et des joueurs, comme ça, auxquels on ne peut pas résister. Est-ce à cause du plaisir qu’ils donnent sur le terrain ?

Pas encore retraité, éclos depuis quelques temps seulement au plus haut niveau, mais Micke Brasseleur est déjà une légende du TFHB. Il y a des caractères et des joueurs, comme ça, auxquels on ne peut pas résister. Est-ce à cause du plaisir qu’ils donnent sur le terrain ? Du potentiel que l’on voit en eux ? Ou simplement en raison de leurs parcours ? Un peu de tout, forcément. Et avec le grand arrière droit, on peut aussi rajouter sa personnalité authentique et sa constante bonne humeur.

 

Car Micke, c’est ça, un pur joueur de handball au talent démentiel qui ne se prend pas la tête, qui trace sa route et qui devrait un jour atteindre des sommets. D’autant que pour lui, l’histoire du haut niveau démarre par hasard, à 18 ans, alors qu’il ne pratique que depuis deux ans le jeu à 7. Repéré au Bourget puis passé à Villemomble, il arrive au centre de formation du TFHB sur les conseils d’Abdel Felouki, l’entraîneur de la réserve, qui le pistait depuis un moment : « On m’avait parlé de lui et quand je l’ai vu, j’ai eu envie qu’il nous rejoigne. Il est une sorte d’autodidacte du handball car il n’a pas débuté jeune et a eu une très grosse progression rien qu’avec ses qualités. Il est grand, costaud, gaucher… Quand il est arrivé chez nous, il a vite passé des paliers et côtoyé les pros. »

 

On retiendra alors de lui un match fabuleux face au PSG, le soir de son premier sacre en fin de saison 2012-2013, au cours duquel il inscrit pas moins de 12 buts. Depuis, le jeunot a signé le premier contrat pro d’un joueur issu du centre de formation. Et affiné son style. Il apprend, encaisse. Parti du côté de Coburg lors de la saison 2015-2016, il évolue désormais du côté d’Ivry. Mais a toujours le cœur qui bat pour la Seine-Saint-Denis. « Sur mon maillot, c’est le 93 qui est floqué ! » justifie celui qui figure sur les listes élargies de l’équipe de France, sans avoir encore eu la chance d’enfiler la tunique frappée des 4 étoiles. 

 

« C’est chez moi. Après, c’est aussi mon année de naissance, ça tombe bien » rit-il avant de redevenir plus sérieux. « Je sais ce que je dois au club. On a su voir mes qualités alors que je ne doutais pas que je pouvais faire carrière. Et je me suis donné à fond pour atteindre cet objectif de passer pro. C’est une fierté d’avoir été le premier des jeunes formés à avoir ce contrat. C’est un honneur et j’essaye de bien représenter le 93. Je sais d’ailleurs que le club est toujours bienveillant à mon endroit, que quand je veux venir voir des matchs, je suis bien accueilli. »

 

Normal, comme le dit Abdel Felouki, « Micke est un garçon attachant » et sa personnalité un exemple. « Il a démontré aux gamins d’ici que c’était possible d’y arriver. Sa réussite peut inspirer. Et c’est à nous d’aller chercher d’autres pépites comme lui. » Et ce même si Micke est irremplaçable !

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