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Rastko Stefanovic

Âme du jeu séquano-dyonisien lors des premières années du TFHB dans l’élite, le demi-centre serbe Rastko Stefanovic aura éclairé le Palais des Sports – ainsi que le reste de la France - de son talent et de son professionnalisme pendant 6 saisons. 

Âme du jeu séquano-dyonisien lors des premières années du TFHB dans l’élite, le demi-centre serbe Rastko Stefanovic aura éclairé le Palais des Sports – ainsi que le reste de la France - de son talent et de son professionnalisme pendant 6 saisons.

 

Déjà connu dans l’Hexagone au moment de son arrivée dans le 93 puisqu’il avait fréquenté le club de Montpellier entre 2002 et 2004, celui qui s’était grandement révélé à Celje (1995-2002) et évoluait avant sa venue à Altea (2004-2005), allait donc avoir la lourde tâche de stabiliser la maison jaune et bleue.

 

Ce qu’il fit, et bien plus ! Possédant une vision du jeu hors du commun, très bon passeur et buteur, il aura porté les ambitions du club très haut. « Il possédait une véritable intelligence de jeu » se souvient le coach David Peneau. « On pouvait lui confier les clefs du camion comme on dit. Surtout, en plus d’être très bon individuellement, c’était le type de joueur qui faisait briller autour de lui. Il rendait les autres bien meilleurs. Et c’était un très grand compétiteur. »

 

Avec l’élégant Rastko à la mène, les Jaune et Bleus progresseront constamment, passant de la 11e place du classement en D1 pour sa première saison, en 2005-2006, à une finale de Coupe des Coupes lors de sa dernière saison au club en 2010-2011. « Je garde un très bon souvenir du club comme joueur » glisse l’intéressé.

 

« Je suis arrivé quand le club est monté en première division. L’objectif était alors de se maintenir, ce qui n’est pas simple quand on arrive à ce niveau. Chaque match gagné était alors comme une victoire en Ligue des Champions. On est parvenu à nos fins. Et après on a réussi à faire progresser le club, petit à petit, avec l’apport de nouveaux joueurs. On a réussi à être deux fois de suite 3e du championnat. Je pense même que l’on aurait pu faire encore mieux, peut-être 2e, et obtenir une place en Ligue des Champions. On a aussi disputé cette finale de Coupe d’Europe. Je crois que l’on a eu un impact intéressant sur les supporters, sur les jeunes du coin aussi. »

 

 

L’engouement suscité par ces nouveaux héros aura en effet amorcé la popularité actuelle du TFHB. Plaisir et performance étaient au rendez-vous, ce qui a marqué le demi-centre : « J’ai pris beaucoup de plaisir à être sur le terrain à cette époque. Et ça n’a jamais été une question d’argent. On a progressé collectivement, en travaillant très dur. A titre personnel, cela a été une grande satisfaction de voir les jeunes de là-bas gagner en expérience et en compétence. Surtout j’ai gardé beaucoup de contacts avec les anciens du club et beaucoup d’amis. C’est ça qui compte au final ! »

 

A tel point que quand le TFHB a été en difficulté pour se maintenir en 2013-2014, « Rale » ne s’est pas fait prié pour jouer les commandos : « Je suis venu naturellement aider pour l’opération maintien avec Dragan. Une expérience intéressante qui a nourrit ma volonté de devenir coach à temps plein. » Logique pour un des plus grands virtuoses passés sur le parquet du Palais des Sports.

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