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Samuel Ugolin

Évoquer les souvenirs et parler du bon vieux temps est toujours un plaisir avec Samuel Ugolin. Et à peine la conversation portant sur son histoire avec le TFHB est-elle entamée, qu’il lâche des mots plein de sens, vrais, authentiques et touchants : « En démarrant le handball à Tremblay, jamais je n’aurais pensé vivre tout ce que j’ai vécu ». 

Évoquer les souvenirs et parler du bon vieux temps est toujours un plaisir avec Samuel Ugolin. Et à peine la conversation portant sur son histoire avec le TFHB est-elle entamée, qu’il lâche des mots plein de sens, vrais, authentiques et touchants : « En démarrant le handball à Tremblay, jamais je n’aurais pensé vivre tout ce que j’ai vécu. C’était impossible d’envisager tout cela. Je suis vraiment arrivé par hasard au handball, je n’y connaissais rien du tout. On faisait juste un tournoi scolaire et avec mon équipe, on a battu en finale celle de monsieur Trelcat. C’est lui qui est venu me proposer de rejoindre le club. Et je suis venu ! »

 

La suite, on la connaît. Môme de la cité des Grands Ensembles, l’ailier droit fait donc ses premiers pas aux TFHB vers l’âge de 11 ans et va, petit à petit gravir les échelons du club séquano-dyonisien. Se fondant littéralement dans l’évolution au plus haut niveau des Jaune et Bleu. « Vu d’où il partait, c’est un parcours magnifique » analyse le coach Yves Cukierman qui l’aura vu grandir au sein du club. « C’est un enfant du pays qui a fait ses classes ici et a tout donné pour aller le plus loin possible. Il est arrivé un peu tard au handball, avec une formation de base pas assez forte, mais avait de réelles qualités : il courait très vite, notamment sur 60m, il avait une explosivité incroyable, de la détente.

 

Et surtout à chaque évolution de l’équipe première, il a su s’adapter, hausser son niveau. » Une ascension incroyable qui fait dire, dans un éclat de rires, à l’intéressé : « Je crois que je suis le handballeur qui a connu le plus de gymnases différents en France. Du niveau départemental à la D1. »

 

 

Pas seulement car Samuel Ugolin a évidemment fait partie de la génération finale Coupe d’Europe. « C’est un souvenir marquant parmi beaucoup d’autres, évidemment » affirme celui que l’on croise encore au Palais des Sports, veillant, comme professionnel reconverti, à la bonne sécurité générale. Mais lui garde aussi en mémoire « les titres de champions de N3 et N1, ainsi que la montée en D1 et le premier match à ce niveau. »

 

Surtout, c’est le relationnel, les leçons de vie que l’ailier droit veut retenir : « Le TFHB, c’est mon club de cœur, j’ai tout connu ici. J’ai en tête tous les partenaires avec qui j’ai joué. C’est ça qui compte après tout. » Et l’image que l’on laisse derrière soi. Celle de Samuel est une des plus belles dont puissent s’inspirer les jeunes sportifs. Volontaire, au soutien, dévoué et travailleur.

 

« Je n’avais pas le bagage de certains mais j’ai continué de travailler dur tout au long de ma carrière. Je me suis formé sur le tas comme on dit (rires). J’ai appris beaucoup avec Didier Chupin et avec chacun des coachs que j’ai eu. Stéphane Imbratta m’a beaucoup fait bosser. Sur le terrain, je pense avoir été quelqu’un qui ne lâchait jamais rien, qui avait toujours envie de gagner. Et quand j’étais sur le banc, j’essayais de booster tout le monde du mieux possible.

 

Parfois, on me disait que j’en faisais peut-être un peu trop mais j’étais comme ça. » Généreux, sensible quand au détour il évoque aussi le décès de Thierry Ngninteng « mon meilleur ami ». Samuel Ugolin, un gros cœur avant tout…

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