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Stéphane Imbratta

Sa silhouette, sur les bords de terrain, est reconnaissable entre mille. Brun, tout en muscles et élancé, Stéphane Imbratta a, en effet, arpenté pendant de longues années les parquets de France – et même de Tunisie - dans quasiment toutes les catégories d’âge.

Sa silhouette, sur les bords de terrain, est reconnaissable entre mille. Brun, tout en muscles et élancé, Stéphane Imbratta a, en effet, arpenté pendant de longues années les parquets de France – et même de Tunisie - dans quasiment toutes les catégories d’âge. Des amateurs au plus haut niveau, l’ancien joueur, qui a stoppé sa carrière à 26 ans en raison d’une blessure à l’épaule, a, très tôt fait le choix d’apporter son expertise technique et ses qualités de meneur d’hommes dans les clubs où il est passé. Et cela dès ses 17 ans quand il coachait les jeunes de Montreuil, le club de sa ville de naissance.

 

Champion de France à Livry-Gargan avec les juniors, il fait ensuite ses classes, à partir de 1997, à l’US Ivry Handball jusqu’au banc principal sur lequel il sera assis quand les Rouge et Noir seront sacrés champions de France en 2007. Riche de cette expérience, c’est en 2008 qu’il arrive au TFHB pour 5 années intenses.

 

Avec des hauts, (deux fois troisième au général, la finale de Coupe de France et la finale de Coupe des Coupes) et des bas (une fin de cycle à gérer et un flirt avec la zone rouge). Et ce toujours avec un caractère entier. Généreux et exigeant, bouillonnant quand l’injustice est trop forte. Quand on porte le patronyme Imbratta, les origines méditerranéennes ne sont jamais loin. « J’ai toujours été un compétiteur » plaide l’un des rares coachs à avoir pu faire tomber à plusieurs reprises le grand Montpellier… et tous les autres. « J’aime gagner et j’ai toujours cela en moi. Mais je suis aussi un éducateur. Je prends beaucoup de plaisir à aider un jeune à progresser. Voir quelqu’un monter jusqu’au haut niveau est une très grande satisfaction. A Tremblay, la salle était toujours quasiment pleine, on a eu de très grands moments. L’un des plus difficiles restera évidemment celui de la finale de Coupe des Coupes. C’est le plus gros regret de ma carrière. Ça a été très dur car c’est le genre d’occasion qui ne se présente pas souvent, et ce, même si notre parcours, alors que nous n’étions pas du tout favoris, avait été très beau. »

 

Bâtisseur et formateur, le coach n’aura jamais laissé insensible ses ouailles. Comme le confirme l’ailier gauche Sébastien Ostertag : « J’ai toujours eu une relation particulière avec lui car on s’est connu très tôt. Il fait partie des rares coachs avec lesquels il est possible d’avoir des discussions. Et même si les points de vue peuvent diverger, si tu peux te frictionner un peu, il y aura du dialogue. Jeune, Stéphane m’a beaucoup conseillé sur mes possibilités en tant qu’handballeur, ce que je pouvais faire, comment il fallait le faire. » Un écho qui résonne aussi chez le demi-centre de poche Guillaume Crépain : « C’est grâce à lui que je suis devenu le joueur que je suis. Il m’a montré comment profiter de mes qualités au maximum. Quand j’étais plus jeune, je prenais des shoots de loin comme un arrière de 2m… Il m’a appris à jouer comme un petit. »

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